Trascrizione informale del dibattito dell'aula

Oggetto del Consiglio n. 135 del 29 marzo 1973 - Resoconto

OGGETTO N. 135/73 - Comunicazioni del Presidente della Giunta. Commemorazione Prof. Deffeyes e Can. Bréan.

Dujany (D.P.) - Messieurs les Conseillers, on vient de vous distribuer deux brochures d'Albert Deffeyes "Traditions et progrès" et de Joseph Bréan "Une cause noble". Je voudrais profiter de l'occasion pour souligner la signification de la publication de ces volumes. A l'occasion du vingtième anniversaire de la mort de Albert Deffeyes et de Joseph Bréan, il y a vingt ans, au printemps du 1953 la Vallée d'Aoste subissait un rude coup par la mort de deux de ses enfants les meilleurs disparus subitement et prématurément à quelques mois l'un de l'autre, Albert Deffeyes le 22 mars 1953 et Joseph Bréan le 14 juin 1953.

Tout en ayant un tempérament et une formation différents, tout en ayant œuvré dans les domaines différents, les deux hommes avaient su porter leurs efforts vers le même but et la même intelligence et leur capacité au service de la Région. La reconquête de la part du peuple valdôtain avant tout. Par leur action et leurs écrits tous les deux ont en effet des combattants les plus représentatifs et les plus qualifiés du régionalisme valdôtain, d'être rangés parmi les disciplines les plus dignes de notre martyr et les continuateurs de sa pensée.

Albert Deffeyes né à Aoste le 25 juin 1913 fit ses études à Aoste et puis à l'Université de Turin. Par le déracinement produit par l'école officielle du temps il tâcha de toutes ses forces d'échapper pour ne pas oublier le sens... Pour ne pas trahir le pays... (Scampanellata) ...Son action... malheureusement dans ce Conseil on a pas de respect pour les morts...

Montesano (P.S.D.I.) - (Scampanellata)... però questo avviene sovente da parte di ognuno, perciò io prego tutto il Consiglio di fare attenzione alle parole, è vero, dell'oratore perché possono essere interessanti.

Dujany (D.P.) - Son action fut par tant orientée vers ce but. Très modeste par nature mais conscient des besoins du pays auquel il se sentait profondément enraciné, il participât de tout cœur et avec toutes ses forces au renouveau de son pays.

Si Albert Deffeyes fut toujours auprès de son peuple par le choix volontaire qu'il a fait, par la politique active et par son action d'administrateur dévoué, de même le fut Joseph Bréan, lui aussi, s'était mis au service du peuple par sa vocation.

Né à Paris en 1910, prêtre en 1935, vicaire à la Cathédrale d'Aoste, Chanoine de la Collégiale de Saint-Ours, Bréan fut un grand et digne apôtre de la religion et de l'idéal valdôtain.

Rédacteur de la revue diocésaine d'Aoste, il déploya ses talents d'homme cultivé, de prêtre charitable, d'écrivain doué pour la cause juste et noble, c'est-à-dire la défense de nos droits, la conservation de nos particularités ethniques, linguistiques, historiques sociales et politiques.

Il héritât de son fondateur, l'Abbé Trèves, l'amour et le culte du territoire et de la tradition valdôtaine. De lui il héritât aussi l'amour pour les jeunes et, sur les traces de son maître, il fonda en 1947 le cercle de culture valdôtaine qui devint bientôt le foyer rayonnant de pensées et de formation régionaliste par lequel plusieurs jeunes surent garder la flamme de l'idéal valdôtain.

Deux hommes, deux caractères, deux voix différentes, mais un même amour, un même but, un seul idéal, fils du terroir ils ont œuvré pour le terroir, hommes cultivés ils ont répandé leurs culture, valdôtains ils ont vécu pour l'ethnie valdôtaine.

Ainsi même après vingt ans le pays leurs doit un souvenir de la reconnaissance et de l'amour.

Et pour rappeler d'une façon concrète ces deux grandes figures de notre autonomie, les archives historiques, en collaboration avec l'Administration régionale, ont pris l'initiative de publier ces deux cahiers "Traditions et Progrès" et "Une cause noble" consacrés respectivement à Deffeyes et Bréan et renfermant une série d'articles très significatifs de ces deux personnages, articles qui ont parus jadis dans des hebdomadaires locaux.

Ces deux cahiers ne demeureront pas isolés, ils ne représentent que les deux premiers anneaux d'une chaîne, d'une collection portant précisément le titre "Cahier sur le particularisme valdôtain", que nos archives régionales viennent de prédisposer afin de vulgariser auprès du grand public la pensée politique authentiquement valdôtain. Cette doctrine régionaliste pas trop méconnue surtout dans le milieu de nos jeunes et dans le milieu de nos étudiants.

La méthode qui préside à l'édition des cahiers ainsi qu'à leurs contenus sont amplement illustrés dans l'éditorial placé en tête de ces deux premiers opuscules et que je vous invite à lire attentivement.

Je ne dirais pas d'avantage à ce sujet, je me permets seulement de retenir un instant votre attention sur l'importance de cette initiative, en mettant à la disposition des valdôtains dans un moment terriblement difficile et dans un moment de terrible confusion, en mettant dans les mains des valdôtains encore sensibles à la voix du pays les textes fondamentaux de notre particularisme, dans les domaines politiques, linguistiques, juridiques, religieux les cahiers ainsi que nous lisons dans l'éditorial en question, contribueront certainement à une prise de conscience plus marquées des valeurs impérissables de la patrie valdôtaine et constitueront en même temps un témoignage de persistance de l'idéal autonomiste et de notre personnalité ethnique à travers les siècles.

Les initiatives des archives historiques méritent donc une reconnaissance et un appui particulier de la part du Conseil pour l'initiative et la sensibilité qu'il y a eu en nous publiant les deux cahiers.