Oggetto del Consiglio n. 1836 del 22 marzo 2006 - Resoconto
OBJET N° 1836/XII - Communications du Président de la Région.
Presidente - La parola al Presidente della Regione, Caveri.
Caveri (UV) - Vendredi 17 mars, je me suis rendu à Paris pour une série de rencontres institutionnelles à la Présidence de la République française, au Cabinet du Premier Ministre et à l'Organisation internationale de la Francophonie. Le thème principal de ces entretiens portait sur la Francophonie et notre participation au Sommet qui, entre autres, se tiendra en automne en Roumanie, à Bucarest. J'ai informé toutes ce instances du travail que nous sommes en train de réaliser en Vallée d'Aoste pour développer la langue française et pour promouvoir la diversité culturelle. En particulier, auprès des Conseillers diplomatiques du Président de la République et du Premier Ministre français, j'ai soumis le dossier concernant notre participation au Sommet, qui reste, aujourd'hui, limitée au niveau d'invité spécial. Nous souhaitons participer davantage à la Francophonie gouvernementale, par le biais d'une présence plus active et plus engagée. Dans les prochains jours, nous allons soumettre un dossier technique aux Conseillers diplomatiques pour qu'ils puissent entreprendre les démarches nécessaires dans le but d'appuyer notre instance. L'Organisation mondiale de la francophonie et l'Agence de la francophonie ont fusionné et donc il y a aujourd'hui un moment important pour trouver un statut différent de notre Vallée à l'intérieur de la francophonie.
La rencontre avec le Secrétaire général de la Francophonie, Monsieur Abdou Diouf, s'est déroulée dans un climat particulièrement amical et agréable. J'ai eu l'occasion de lui remettre officiellement les initiatives que nous sommes en train d'organiser à l'occasion des Journées de la Francophonie et lui montrer notre réel et sincère engagement en faveur de celles-ci. J'ai eu l'impression qu'ils sont très attentifs à ce que nous faisons et très sensibles quant à nos efforts. J'ai également ressenti leur souhait de nous engager davantage dans leurs activités - je pense par exemple à cette idée d'adhérer officiellement en tant qu'Université à l'Organisation des Universités francophones - et de revoir le statut que nous avons à l'intérieur du Sommet. Nous ferons parvenir au Secrétaire général le dossier juridique pour qu'ils puissent analyser notre statut et entrevoir toutes les solutions possibles concernant notre présence au Sommet. Comme je disais, la prochaine Conférence gouvernementale, qui se déroulera en Roumanie en septembre 2006, pourra être l'occasion pour renforcer notre position et relancer notre image de communauté francophone réellement engagée pour la promotion de la langue française et le développement des principes qui sont à la base de la Francophonie institutionnelle.
Au cours de la journée à Paris, j'ai également eu l'opportunité de me rendre en visite au Chef du Cabinet du Ministre des transports. J'ai voulu cet entretien pour lui remettre l'analyse sur le trafic et les flux du Tunnel du Mont Blanc et l'informer de la situation actuelle. Je trouve que le problème de maintenir de bons rapports avec le Ministère des transports français est tout à fait nécessaire, parce que n'importe quelle décision, je le dis en particulier à M. Venturella, qui connaît bien la situation du tunnel, nous avons besoin pour prendre des décisions définitives sur le trafic tout le long du tracé du Tunnel du Mont Blanc, d'avoir une entente soit avec des autorités européennes, et j'annonce déjà que dans la prochaine semaine nous aurons le plaisir d'avoir une visite officielle de la part du Commissaire aux transports, M. Barreau, mais n'importe quelle décision doit être prise en accord avec le Ministre des transports italien et le Ministre des transports français.
Par ailleurs, lors de la visite à Paris, j'ai eu l'occasion de remettre au Conseiller du Premier Ministre le dossier de l'Esabac, finalisé à un double diplôme franco-italien de fin d'études secondaires. J'ai insisté sur la nécessité de finaliser l'accord entre France et Italie pour que nos étudiants puissent obtenir une importante reconnaissance des connaissances bilingues acquises tout au long de leur parcours scolaire et surtout avec l'examen en français dans le cadre de la "maturità". De ce point de vue le Gouvernement français et le Gouvernement italien sont presque prêts à signer un accord international, là où on évoque le cas particulier de la francophonie valdôtaine pour la reconnaissance réciproque des titres.
En vue de la réunion de cet après-midi de la Conférence des Chefs de groupe avec les organisations syndicales et les représentants syndicaux de l'usine "Tecnomec" du "groupe Tecnomec", il me semble opportun de souligner comme l'Exécutif régional, compte tenu notamment de ses préoccupations pour les conséquences en matière d'emploi sur la Basse Vallée, suit attentivement la situation de cette entreprise qui accuse la crise touchant le secteur automobile depuis quelques années. La diminution des recettes et la hausse du coût des matières premières ont généré un manque important de liquidités dans l'entreprise; cette dernière entend affronter la situation par une restructuration financière efficace dans le cadre d'une procédure judiciaire, qui est prévue par la nouvelle loi italienne, et par un Plan industriel qui prévoit, entre autres choses, l'éventuelle aliénation du bâtiment industriel d'Arnad, qui serait repris en location par la "Tecnomec" dans un deuxième temps, de façon à garantir la continuité du fonctionnement de l'usine.
Evidemment il n'y a aucune décision prise, il faudra en discuter, mais surtout le 10 mars dernier le Gouvernement a chargé la société "Finaosta" avec une délibération officielle, d'évaluer précisément ce Plan industriel, et le conséquent plan financier, proposé par la "Tecnomec" - plan élaboré de façon à permettre à cette dernière de bénéficier de l'article 182 bis de la loi sur les faillites - et lui a demandé en particulier d'évaluer la situation économique et financière de la "Tecnomec" et ses perspectives pour l'avenir, compte tenu du Plan industriel et du projet de réorganisation financière; de vérifier la faisabilité de la solution juridique proposée par l'entreprise, qui devrait permettre à celle-ci de parvenir à un accord extrajudiciaire avec ses créditeurs; enfin, d'évaluer la justesse du prix de vente demandé pour les immeubles. Evidemment cette délibération a été présentée en entente entre MM. La Torre et Marguerettaz, qui, tout compte fait, auront cet après-midi avec moi la possibilité de participer à la rencontre avec les Chefs de groupe, pour mieux expliquer les évènements et pour faire le point de la situation. Evidemment c'est une usine qui compte à peu près 130 personnes, donc c'est une chose tout à fait importante.
Encore deux communications. Les journaux ont annoncé ces jours derniers que le Saint-Père Benoît XVI passera cette année aussi une période de vacances à Les Combes d'Introd, au cours du prochain mois de juillet. Cette nouvelle bien évidemment ce n'est pas encore une nouvelle officielle, mais c'est une nouvelle qu'honore la Vallée d'Aoste et notre communauté est certainement prête à accueillir le Saint-Père comme elle l'a fait par le passé, mais vous comprendrez que nous attendions la communication officielle du Vatican pour confirmer cette information. La dernière nouvelle que je voulais dire je l'ai déjà en partie annoncée: ce sera la visite fin mai-commencement mois de juin, de la part de M. Barreau, le Commissaire européen aux transports. Ce sera très probablement l'occasion pour nous, pour faire le point de la situation des rapports réciproques, surtout à propos des questions liées au Tunnel du Mont Blanc.
