Oggetto del Consiglio n. 727 del 14 luglio 2004 - Resoconto
OGGETTO N. 727/XII - Proposte formulate da guide escursionistiche naturalistiche della Regione. (Interpellanza)
Interpellanza
Osservato che recentemente oltre cinquanta guide escursionistiche naturalistiche della nostra Regione hanno inviato un documento all'Assessore competente, ai Capigruppo regionali e agli Organi di informazione, esprimendo opinioni sullo stato della professione e proponendo una serie di iniziative, che appaiono in gran parte condivisibili e sicuramente degne di attenzione;
Richiamato il dibattito svoltosi in Consiglio regionale, il 14/1/2004, a seguito del deposito di un'interrogazione, del Gruppo ARCOBALENO, avente per oggetto i "Contenuti del bando per la partecipazione al corso di formazione all'esame di abilitazione all'esercizio della professione di guida escursionistica naturalistica";
Ritenuto opportuno conoscere le valutazioni del governo regionale sull'argomentato documento diffuso dalle guide;
i sottoscritti Consiglieri regionali
Interpellano
L'Assessore competente per sapere:
1) cosa pensa delle considerazioni, delle osservazioni critiche e delle proposte contenute nel documento diffuso delle guide escursionistiche naturalistiche della nostra Regione;
2) quali iniziative intende eventualmente assumere in accoglimento delle proposte formulate;
3) se conferma la volontà politica, espressa in occasione del citato dibattito consiliare, di organizzare un nuovo corso che tenga conto degli esiti della discutibile preselezione svoltasi alla fine dello scorso anno.
F.to: Curtaz - Riccarand
Président - La parole au Conseiller Curtaz.
Curtaz (Arc-VA) - Nelle settimane scorse l'Assessore al turismo, i Capigruppo regionali e gli organi di informazione hanno ricevuto una lettera piuttosto argomentata, ben scritta, contenente delle proposte in gran parte condivisibili, ma soprattutto degne di attenzione e di analisi, da parte di una cinquantina di guide escursionistiche naturalistiche della nostra regione.
Proprio perché questo tema era già stato oggetto di un vivace dibattito consiliare in occasione dell'organizzazione di un corso per la nuova formazione di guide cosiddette "guide della natura", formazione e pre-selezione avvenuti alla fine dello scorso anno, abbiamo ritenuto opportuno ritornarvi, in quanto i firmatari della lettera, nel loro scritto, indicano alcune criticità, fanno alcune osservazioni, soprattutto esprimono un parere assai critico nei confronti dell'ipotesi di fare un secondo corso sulla base degli stessi criteri già adottati nella preselezione precedente; questo perché - come ovviamente l'Assessore ricorderà - nel rispondere ad una nostra iniziativa del mese di gennaio 2004, egli disse che stava valutando la possibilità, anche per arginare le lamentele pervenute da parte di numerosi aspiranti corsisti esclusi, di organizzare un secondo corso, a cui avrebbero avuto accesso i 60 primi esclusi della preselezione svoltasi alla fine del 2003.
In riferimento ai contenuti per niente banali di questa missiva, il nostro intento è quello di sapere dall'Assessore cosa pensa delle osservazioni critiche e delle proposte contenute nel documento diffuso, quali iniziative intende eventualmente assumere in accoglimento delle proposte che vengono formulate, e se conferma o meno la volontà politica che ha espresso nel citato dibattito consiliare, di organizzare un nuovo corso che tenga conto degli esiti discutibili di quelle preselezioni svoltesi alla fine dello scorso anno.
Président - La parole à l'Assesseur au tourisme, aux sports, au commerce, aux transports et aux affaires européennes, Caveri.
Caveri (UV) - Je voudrais comprendre, je répète, je voudrais comprendre parce qu'il y a eu une question de votre part le 31 décembre 2003 sur les contenus de l'avis afférent aux cours de formation pour la préparation à l'examen d'habilitation à l'exercice de la profession de guide de la nature, dans laquelle - c'était tout à fait légitime - votre groupe avait pris la défense des jeunes exclus lors de l'épreuve de sélection de guide de la nature, et il me paraît - après ma réponse - qu'il y avait eu, de votre part, un appui à la proposition du Gouvernement régional d'organiser en 2004-2005 une nouvelle session du cours pour guide de la nature. C'était pour les 60 premiers exclus, car on considérait que la sélection avait comporté des difficultés qui dénotaient une sévérité excessive et une politique qui n'était pas de votre part partagée.
Aujourd'hui, il me paraît que vous dites exactement le contraire, c'est-à-dire il y a une opposition à l'augmentation du nombre des guides et en appuyant cette lettre des guides de la nature, on entre, à mon avis, dans une logique d'une politique de fermeture, que je qualifierais de "corporative" et qui me semble plutôt illogique. S'il est vrai que la Région doit protéger les professions touristiques, surtout dans le but principal de protéger les consommateurs qui doivent être à même de reconnaître ceux qui sont qualifiés, il n'est pas concevable que la Région puisse se comporter en violant le principe de la liberté d'accès aux professions, comme il est écrit dans le texte des directives européennes, même une directive tout à fait récente et selon les sentences de la Cour de justice.
Il est évident qu'il faut réglementer, mais le fait de fermer l'accès à la profession après 10 ans sans concours et donc sans recrutements, parce qu'il faut dire que 10 ans se sont écoulés sans avoir l'organisation d'aucun cours permettant d'accéder à la profession de guide de la nature, et donc après 10 ans il était raisonnable de pouvoir répondre aux demandes du marché, et donc aujourd'hui imaginer une fermeture complète après 10 ans n'aurait pas de sens, en sachant - mais c'est une parenthèse - que c'est la loi de l'offre et de la demande qui tranchera en dernier essor et qui fera que certains exerceront pleinement cette profession. En regardant les signatures, vu que au Val d'Aoste on se connaît, il y a de gens qui, depuis des années, ne font plus ce métier.
A la lumière des quelques considérations exprimées par les guides de la nature je voudrais préciser que, d'abord, je me sens de recueillir l'appel de collaborer; les personnes qui sont les mieux placées pour analyser la situation de la profession sont celles qui sont en contact avec la clientèle et donc s'il y a un réseau professionnel qui s'occupe de cette branche, il est tout à fait évident qu'il faut se confronter avec eux, peut-être avec une logique ouverte, même dans la logique des différentes professions qui s'occupent des différents secteurs du tourisme.
Les processus de formation doivent avoir pour objectif de préparer des guides qualifiées et qui répondent aux exigences du marché en matière de qualité et de compétence, c'est-à-dire qui possèdent des connaissances précises, une bonne capacité d'organisation et savent gérer les groupes ou les particuliers qui participent aux excursions. L'Administration se doit de former ces professionnels, en respectant les standards de formation qui évoluent continuellement en fonction des exigences du marché. De ce point de vue, il faut dire que le dernier cours a été tout à fait sérieux, on a plus que redoublé les heures de formation; donc, de ce point de vue, on est passés de 100 heures de formation, d'il y a 10 ans, à 250, aujourd'hui.
Le problème de fond - et je le dis à un juriste comme M. Curtaz - est la notion de concurrence exprimée par les signataires du document qui est, en réalité, en contradiction avec les principes contenus dans le Traité de l'Union européenne et qui sont confirmés par le Traité constitutionnel, dont le principe de libre circulation des personnes, celui de la liberté à s'établir et à offrir ses services est assuré dans la communauté. La politique touristique de l'Union européenne a pour objectif la création d'un espace touristique communautaire et donc le Traité sanctionne le droit pour les citoyens des Etats membres d'exercer leur profession au sein de l'Union européenne et l'obligation pour les différents Pays d'éliminer tous les obstacles.
L'Administration régionale œuvre dans la formation des professionnels en question, mais il faut assurer la création d'un certain nombre de guides de la nature, sans une logique de fermeture "corporative", qui serait en contradiction avec le principe du marché libre, que j'ai mentionné. Pour mieux spécifier, le dernier cours de formation pour guide de la nature a été organisé il y a une dizaine d'années, après quoi aucune habilitation n'a plus été délivrée. Conséquence de cette longue période de temps, la demande, quand on a reproposé ce cours, a été énorme: il y a eu plus de 320 candidats qui se sont présentés. Cependant, l'Administration régionale n'a habilité qu'une soixantaine de personnes et a envisagé - pour ouvrir cette logique de présence, en tenant compte de 320 personnes qui ont présenté et 60 accepté qui ont fait le cours - qu'ajouter 60 personnes était logique après 10 ans de fermeture, en pensant que si on regarde les dernières 10 années cela signifie 10-12 personnes par an, donc ce serait tout à fait logique de permettre aux aspirants de suivre des cours. Cette ouverture nous permet même de dire qu'il y a, pour nous, aujourd'hui, un accès qui est raisonnable, il n'est pas une logique de fermeture.
L'association demande justement d'être impliquée dans l'organisation des cours de formation; de ce point de vue, nous avons avec cette association de bons rapports. Encore tout récemment cette association a participé au groupe inter-assessorat tourisme et Agence pour l'emploi, qui a abouti à un document très important sur les grandes lignes de la formation pour les différentes professions du tourisme. Pour ce cours l'association a contribué à la définition des contenus et de la durée du cours, a participé à toutes les phases de la présélection, au déroulement du cours, à l'examen final. La présidente de l'association était membre de la commission d'examen.
Nous nous trouvons donc face à une activité autonome, caractérisée par la compétence et l'esprit d'initiative des guides professionnels; c'est dans ce contexte que l'association représentative devrait trouver sa place en tant que facteur de développement de la profession, promoteur de la capacité associative des professionnels, source de solutions innovatrices et de diversification sur le territoire où ils exercent leur activité. Nous sommes toujours ouverts à un dialogue sur la solution des problèmes, mais si la logique est celle corporative, point de départ: on ne peut pas accepter d'autres dans notre profession, à mon avis ce n'est pas un point de départ dont on peut tenir compte.
Les 57 candidats qui ont récemment réussi l'examen ont démontré leur grande capacité: l'épreuve orale était sur un itinéraire touristique, donc leur présence et cette capacité démontrée démontrent qu'il y a, aujourd'hui, partout au Val d'Aoste, un vaste choix d'activité et de rapports avec les touristes. Je pense donc qu'il ne faut pas mettre d'obstacles. Ce qu'on peut envisager c'est que, si on fait 60 plus 60, après il y ait une période de temps pour voir comment ces professionnels vont se comporter dedans la logique du marché. Je ne pense pas que, d'ici à 2008, il faudra en faire des centaines, ce serait paradoxal, mais c'était 10 ans qu'il n'y avait aucun guide de la nature!
De notre part, je pense que le rapport avec l'association doit continuer, on doit améliorer le cadre de la profession, mais je répète, il faut ouvrir aux nouveaux venus, il faut renouveler la logique de la motivation et des compétences vis-à-vis de cette profession, donc je le répète, si nous imaginons à l'horizon 2005 d'avoir de nouveau 60 personnes qui arrivent dans cette profession, il n'y aura rien de révolutionnaire!
Je suis disponible à raisonner pour les prochaines années, mais après 10 ans de fermeture du marché, avec 320 personnes qui ont participé, avec une requête qui existe pour cette profession, il me paraît juste de suivre cette idée, de permettre un deuxième cours qui puisse satisfaire les attentes. Moi je fais autocritique, M. Curtaz, en disant que ce qui a été utile de cette expérience après 10 ans c'est que peut-être il faut changer les règles de la "pre-selezione"; sur cela je suis d'accord, j'estime qu'il faut faire des épreuves écrites, parce que dans la logique orale il y a toujours le risque de se sentir pas compris. Par contre, moi je pense qu'aujourd'hui, ouvrir cette profession, ça fera du bien à l'association elle-même!
Si dà atto che, dalle ore 11,58, presiede il Vicepresidente Lanièce.
Presidente - La parola al Consigliere Curtaz.
Curtaz (Arc-VA) - Devo fare una premessa, perché sono stato un po' sorpreso della polemica - a dire il vero, garbata - che l'Assessore Caveri ci ha rimproverato: "je voudrais comprendre quelle est votre position", perché sembrerebbe che noi, il 14 gennaio 2004, quando discutemmo della nostra prima interrogazione, avessimo accolto la proposta dell'Assessore di fare un secondo corso per i primi 60 esclusi con applausi e manifestazioni di giubilo.
Voglio allora, per evitare equivoci, rileggere quello che il sottoscritto aveva detto alla fine del suo intervento, essendo la prima parte una critica sui vari aspetti del bando: "Si sono infatti definiti dei criteri cervellotici, non so poi se dietro la scelta di questi criteri vi fosse lo scopo di favorire qualcuno o solo imperizia, negligenza, dabbenaggine, fatto sta che le nostre osservazioni critiche su questa pre-selezione e questo bando rimangono intatte. Apprendiamo oggi dall'Assessore che verrà fatto un secondo bando, in cui verranno recuperati altri 60 candidati, i primi esclusi. Prendiamo atto. Certo è che si tratta di altri 60 candidati dal 61° posto al 120°, selezionati sulla base degli stessi discutibili criteri di pre-selezione". Quindi nessuna approvazione, prendevamo atto, in quanto sentivamo per la prima volta la proposta di questo "recupero" dell'Assessore.
Dopodiché sono passati dei mesi - ripeto - abbiamo letto con attenzione questa lettera che ci sembra dire cose interessanti. L'Assessore, peraltro, ha fatto propri alcuni dei solleciti contenuti in questa lettera, come quello di garantire una continua collaborazione e un colloquio continuo con i membri dell'associazione. Prendo atto anche volentieri che ha fatto autocritica su come era stato impostato il bando precedente, e poi alla fine prendiamo atto, anche qui - senza scandalizzarci, anche se una riflessione ulteriore bisognerebbe farla - che le posizioni politiche che l'Assessore ci aveva rappresentato il 14 gennaio 2004 vengono ribadite attraverso l'intenzione di allargare ulteriormente il numero delle guide della natura.
Dopodiché, per fare una battuta, per giustificare questo allargamento non sarei stato a scomodare Maastricht e la concorrenza europea! Mi sembra che andiamo al di là del nostro contesto, anche perché se si facesse un discorso di questo tipo, dovremmo "aprire" ad altre categorie professionali, tipo le guide alpine, dove vedo che invece - ritengo giustamente - i paletti per poter accedere sono sempre abbastanza stretti, tanto che c'è il problema opposto: ogni tanto assistiamo a dei contenziosi o delle minacce di contenzioso perché le selezioni sono troppo rigide e a volte sono molto difficoltose per chi deve le superare. Qui, invece, le pre-selezioni sono state fatte in modo molto discutibile!
Prendiamo atto di queste osservazioni, capiamo anche che in tale vicenda l'Assessore sia in una qualche difficoltà, perché ricordavamo l'altra volta che, a seguito di questa pre-selezione completamente sbagliata, ci furono talmente tante proteste, che trovare un "escamotage" per recuperare alcuni candidati assurdamente esclusi poteva sembrare una cosa ragionevole! Altrettanto ragionevole, e qui deve essere fatta la riflessione, è - come fanno i firmatari di questa lettera - ragionare un po' di più su quello che può essere oggi questa professione, cosa potrà essere in futuro, quali esigenze ci sono. Mi sembra che anche in tal caso ci voglia un po' di lungimiranza! Oggi è vista come una professione soprattutto "part-time"; non so se c'è qualcuno in Valle d'Aosta che riesce a vivere solo di questo lavoro, però i membri dell'associazione hanno l'impressione - ma un po' tutte le guide naturalistiche - di essere la "Cenerentola" fra le professioni ambientali nella nostra regione; secondo me bisogna, invece, fare dei passi in avanti, in modo che anche questa professione assuma una migliore dignità.
