Resoconto integrale del dibattito dell'aula

Oggetto del Consiglio n. 570 del 23 marzo 1994 - Resoconto

OBJET N° 570/X - Communications du Président du Gouvernement régio­nal.

Presidente - La parola al Presidente della Giunta, Viérin Dino.

Viérin D. (UV) - Je veux avant tout remercier l'assemblée pour bien avoir voulu renvoyer mes communications à cet après-midi afin de permet­tre à monsieur Riccarand et à moi-même de nous rendre ce matin à Rome au Ministère de l'environnement où nous au­rions dû signer avec l'Assesseur de la Région Piémont et le Ministre Spini l'accord préliminaire sur le décret d'application pour le Parc du Grand-Paradis concernant la loi cadre sur les zones protégées.

J'ai dit "nous aurions dû signer" parce que, après avoir défini les dernières retouches au texte et en attendant que ce texte soit imprimé, nous avions même déjà concerté le com­muniqué de presse - il y a eu sur ce texte toute une série de ré­serves, même une opposition de la part des responsables du cabinet du ministère, réserves et oppositions qui ont engendré un renvoi de la signature de cet accord à la semaine prochaine ou à une date encore à définir. Les responsables des deux ré­gions ont exprimé de concert leur amertume et désarroi pour une procédure et pour une méthode dont on n'attendait pas une telle issue, étant donné que la réunion avait été prévue sur la base du texte concerté par les deux régions et que nous avions envoyé au ministère, texte sur lequel la Présidence du Conseil s'était également exprimée favorablement.

Nous avons donc manifesté notre désapprobation sur un tel comportement et nous avons également exprimé toutes nos considérations quant à l'état des rapports entre la bureaucratie ministérielle, les régions et les collectivités locales et la consi­dération que ces mêmes collectivités ont à Rome. Nous espé­rons en tout cas qu'il s'agit d'un dernier sursaut en cette fin de régime et de République et que ces événements ne se produiront plus. Néanmoins, en attendant que cet accord puisse être signé, nous exprimons toutes nos craintes quant au futur proche du Parc National du Grand-Paradis, notamment quant à la nomination qui aurait dû également être concertée et aurait dû suivre la signature de cet accord, la nomination du directeur et également du commissaire du Parc, vu qu'à partir du début avril les organes actuels ne pourront plus exercer leurs fonctions.

Par allieurs, avec nos craintes, nous exprimons notre solidarité au personnel du Parc qui a annoncé une agitation, no­tamment les gardes du parc dont les problème auraient dû trouver une solution grâce à cette entente.

Comme j'avais déjà eu l'occasion de l'anticiper à cette assemblée lors de la dernière séance en répondant à une interpellation du vice-président Marco Viérin, les problèmes afférents à l'ouver­ture du tronçon autoroutier Sarre-Morgex ont fait l'objet, jeudi dernier, d'une rencontre spécifique à laquelle ont participé les dirigeants de la société RAV et de l'ANAS, les maires des com­munes de Sarre, d'Aymavilles, de Saint-Pierre et de Morgex ainsi que le président de la communauté de montagne Grand-Paradis. Une visite des lieux a permis de constater l'état actuel du tronçon autoroutier et de mettre sur le tapis les retombées négatives de l'ouverture de l'autoroute pour la circulation sur la route nationale n° 26 et pour la sécurité des usagers dans l'aire de l'échangeur d'Aymavilles-Saint-Pierre.

Il a été décidé, de concert avec l'ANAS, de convoquer pour l'après-midi de demain une conférence des services en vue de définir les solutions susceptibles d'éliminer les problèmes que les véhicules provenant de la route de Cogne, de l'auto­route et de la route nationale n° 26 pourraient provoquer à la sécurité de la circulation. De toute manière, les so­lutions éventuelles ne sont que provisoires, étant donné que les travaux pour terminer le tronçon de dégagement se poursuivent et qu'un projet est à l'étude en vue de réaménager la route natio­nale n° 26 en proximité du carrefour d'Aymavilles et de réserver aux véhicules une chaussée à deux voies sur la route de contournement d'Aoste afin de pouvoir ouvrir dans les délais les plus brefs ce tronçon autoroutier.

Vendredi dernier à Orsières j'ai participé avec l'assesseur Lé­vêque à la célébration du 30ème anniversaire de l'ouverture du Tunnel du Grand-St-Bernard. J'ai eu l'honneur d'exprimer les remerciements de la communauté valdôtaine à tous ceux qui ont contribué à réaliser et à gérer cet ouvrage grandiose.

Ce tunnel est non seulement une importante voie de communi­cation européenne mais également l'occasion de renouveler les rapports d'amitié entre le Valais et la Vallée d'Aoste qui sont sanctionnés par le Conseil Valais-Vallée d'Aoste du Grand-Saint-Bérnard sous le signe de la coopération transfrontalière. Au cours de cette cérémonie j'ai voulu souligner l'engagement de cette administration en vue de la poursuite des travaux de mo­dernisation de l'axe routier desservant le tunnel. J'ai en outre profité de cette célébration pour réaffirmer la volonté du Con­seil de relancer le projet d'un tunnel ferroviaire reliant Aoste et Martigny.