Oggetto del Consiglio n. 72 del 29 febbraio 1976 - Verbale

OGGETTO N. 72/76 - Celebrazione del XXX° Anniversario dell'Autonomia valdostana.

Il Vice Presidente CHABOD fa la seguente dichiarazione:

Signori Consiglieri,

quello che celebriamo oggi non è un anniversario di ordinaria amministrazione, non vuole essere un semplice momento di ricordo, un riesame passeggero e momentaneo di 30 anni di cronaca o, se vogliamo, di storia. La complessa situazione della realtà sociale di oggi, il momento delicato di transizione verso nuove forme di gestione della società che già si stanno delineando, la crisi dei valori materiali sui quali si è basata la nostra vita di questi trent'anni, ci dimostrano che la pausa di riflessione, il momento di analisi non devono essere passeggeri ma devono invece indicarci le ragioni profonde della nostra autonomia attuale ed i passi da compiere domani, nella costruzione di un nuovo tipo di civiltà sociale ed economica.

Per questo, il richiamare brevemente i capisaldi delle nostre strutture istituzionali, ha il senso di un esame critico e di un ritorno ideale alle origini.

Si è sovente sentito dire che abbiamo "perso" questi anni di autonomia, questi 30 anni che ci separano dalla riconquista di un diritto politico di indubbio significato. Ebbene, io sono convinto invece che siamo andati avanti, con errori, con pesanti errori anche, ma abbiamo costruito una Valle d'Aosta migliore del passato, più ricca materialmente certo, ma anche, specialmente oggi, piena di un grande fermento di idee, di entusiasmo.

È una lezione che viene dalla storia, dall'autonomia nell'organizzazione sociale e politica di cui la nostra terra ha fruito nei secoli della rinascita fino all'ottocento. È un esempio che ci viene dalla battaglia contro l'accentramento amministrativo e politico che ha pervaso le ideologie della storia moderna, contro il principio dell'uniformità degli Stati unitari.

La "Ligue valdôtaine", la "Jeune Vallée d'Aoste" non sono dei nomi scritti sui libri, sono stati invece l'espressione della resistenza di un popolo che ha sempre creduto nella diversità, nella libertà dell'espressione culturale di una comunità.

Emile Chanoux e i caduti della Resistenza non sono personaggi da commemorare, ma sono presenti ogni giorno negli atti che facciamo, perché questa Regione che abbiamo oggi la dobbiamo soprattutto a loro.

Oggi diamo una medaglia ricordo ai Consiglieri regionali delle precedenti legislature. È un gesto di ringraziamento, contestabile forse, che vuole essere però anche un segno di riconoscimento per quanto è stato fatto per le nostre genti.

Certes, on aurait pu faire davantage. L'important, toutefois, c'est de savoir reconnaître les erreurs et préparer le terrain pour que les nouvelles générations puissent réaliser concrètement ce dont les "pères spirituel" de l'autonomie valdôtaine rêvaient, il y a trente-cinq-ans.

Une nouvelle phase historique va s'ouvrir pour la Vallée d'Aoste, qui exige un renouveau profond de la stratégie économique et, en même temps, un retour conscient aux sources de notre réalité communautaire.

La création des régions à statut ordinaire, le mythe de l'Europe unie qui émerge peu à peu du brouillard des hypothèses et que nous voulons respectueux des minorités ethniques, le fédéralisme qui gagne du terrain sur la conception unitaire et centralisatrice de l'Etat, le profond remaniement des structures de la société moderne et l'influence des systèmes actuels de l'information sont là pour démontrer, si besoin était, que nos pères avaient vu juste.

C'est avec ces sentiments, Messieurs les Conseillers, que nous devrons célébrer aujourd'hui cette fête, conscients des limites inévitables de notre action administrative et, en même temps, soucieux de donner toutes nos énergies pour la cause valdôtaine.

Plusieurs problèmes sont encore à régler, notamment dans le secteur des rapports avec l'Etat; d'autres, liés au difficile moment actuel, vont modifier les bases de notre économie.

Le peuple valdôtain, ainsi que dans le passé, a eu soi-même les énergies et l'esprit nécessaires pour les résoudre mais il doit garder, à tout prix, sa personnalité culturelle; il doit défendre les bases fondamentales de son particularisme; il doit lutter pour vivre et vivre pour s'améliorer. Il devra être l'artisan de son histoire, le maître de son futur. Et je veux adresser ce souhait surtout aux jeunes valdôtains, en leur rappelant l'immense valeur du patrimoine que nous avons hérité".

Successivamente il Vice presidente CHABOD stabilisce di concedere la parola ad un Consigliere in rappresentanza di ogni gruppo consiliare.

Si hanno così gli interventi dei seguenti Consiglieri:

DUJANY - pour le Groupe des Démocrates Populaires.

"Messieurs les Conseillers, le trentième anniversaire de notre Autonomie ne peut être l'occasion d'une commémoration sentimentale, mais l'expression de quelques considérations politiques et concrètes au nom du groupe des D.P.

L'espèce humaine est en train de franchir un seuil; des transformations rapides sont en cours; l'intelligence humaine multiplie les innovations technologiques et culturelles; les manières de vivre, les plus quotidiennes, de travailler, d'étudier, de s'informer, de se distraire, se modifient. Ces changements provoquent les uns l'espoir, les autres la peur; un sentiment d'insécurité atteint beaucoup de gens; les sociétés modernes maîtrisent très mal leur propre mécanisme.

Trop souvent l'argent, l'orgueil, la volonté de puissance continuent à dominer. Au moment même où certaines injustices s'atténuent, apparaissent de nouvelles formes d'exploitation et de misère. Notre société devient toujours plus riche mais le nombre des écrasés et des exclus ne diminue pas.

En ce moment critique un doûte surgit sur la validité des modèles actuels de développement et sur les idéologies qui les ont inspirés; un productivisme outrancier, un économisme absordant mettent en danger l'homme et déchirent les hommes. Dans ce contexte nous voyons des aspirations culturelles se faire à travers les revendications des minorités ethniques ou régionales.

Le phénomène n'est pas seulement italien, mais européen et mondial: notons les revendications du Québec, de la Croatie, des Pays basques, Irlande, Bretagne, Vallée d'Aoste, etc.

Ces partenaires veulent remettre en valeur les richesses culturelles locales, bafouées ou minimisées par les nationalismes, faire droit aux requêtes des régions qui reprennent conscience d'elles mêmes.

Les gens désirent vivre dans un contexte social à échelle humaine, alors même que leur espace économique s'universalise.

La région et l'ethnie veulent avoir part aux décisions et entendent contraindre le pouvoir à réagir, à se modifier, à préciser sa stratégie.

Notre région a un cadre précis en tant que délimitations géographiques, un contenu en tant que quantité politique administrative dotée d'institutions et de pouvoir de décision. Elle s'est revêtue d'un aspect financier, elle est devenue un cadre adapté et un moyen pour résoudre les conflits et les problèmes sociaux; mais le régionalisme tout en étant un concept politique, un état d'esprit général, une notion administrative et financière sociale, tend, toujours plus, à devenir une notion d'économie régionale, de planification régionale, de développement régional.

Notre régionalisme institutionnel tend à devenir fonctionnel, il doit connaître et savoir interpréter sa tradition et se tourner vers l'avenir, d'où la fonction de planification, la fonction de coordination, la fonction de décentralisation, la fonction de participation.

Si le régionalisme était essentiellement une doctrine administrative, il devient aujourd'hui une doctrine économique, et cette exigence économique débauche sur la notion d'économie régionale. Ce régionalisme économique conduit nécessairement à la nation d'aménagement du territoire, dans le cadre régional et à la notion de planification régionale.

Aménagement du territoire qui veut dire effort de coordination et de synthèse d'opérations diverses afin d'atteindre un objectif d'ensemble dans la Région: passer de l'occupation spontanée, immédiate et économique, à l'organisation volontaire de la Région.

Il est donc perception, il est donc action. Elles consistent en une politique d'accompagnement pour les zones fortes et d'entraînement pour les zones faibles. Il constitue une tentative de conciliation entre la tradition et le progrès:

- tradition à même de connaître, de choisir et utiliser ce qu'elle a de valable, de vivant dans notre passé;

- progrès qui n'est que tradition qui évolue, qui ne peut faire table rase et remodeler une région sans subir les contraintes du passé.

Enfin le régionalisme est de nature évolutive et, débordant le cadre national et interne, il tente à prendre une dimension européenne pour conduire ensuite au fédéralisme.

Le régionalisme, envisagé dans une optique européenne devra préserver la diversité des régions particulières et constituer, en quelques sortes, l'école du fédéralisme pour les nations, comme pour les individus.

L'Europe et le monde évoluent autour de nous? Nous ne sommes ni en dessus, ni en dehors de ce mouvement général! Il nous reste que le choix de le subir ou de le maîtriser. Ou nous sommes à même d'être menés comme des moutons, ou de conduire nous mêmes cette évolution, comme un bon berger.

Gouverner notre évolution, cela signifie dépasser le budget annuel, prévoir, faire des choix politiques engageant l'avenir, prendre des responsabilités: responsabilité de gouvernement sur la base d'un programme; responsabilité d'un Conseil régional mieux préparé et mieux documenté; responsabilité des Communautés de montagnes et des Communes, qui devront, toujours plus, s'affirmer forces autonomes vivantes et créatrices de leur communauté, après leur avoir assuré, de notre part, une répartition plus équitable des ressources financières; responsabilité et participation des différentes associations et des citoyens.

La politique est une bataille continuelle avec la réalité; elle est conditionnée par des forces extérieures échappant à son influence. La société politiques est formée donc d'homme honnêtes, d'hommes généreux ou non, d'idées générales et de préoccupations mesquines. Il faut la juger perfectible, mais non pas parfaite, il ne faut pas, non plus, oublier qu'elle déterminera notre avenir et celui de nos enfants. Nous devons nous efforcer d'être des médecins de cette société, sans oublier que les hommes plus valables de notre passé avaient au ajouter à leur désintéressement culturel un égal désintéressement matériel et avec des moyens extrêmement modestes avaient su servir une idée, servir une cause, servir leur pays.

PERRUCHON CHANOUX - pour la Fédération des Mouvements régionalistes.

Monsieur le Député, Messieurs les Conseillers,

Nous célébrons aujourd'hui le 30ème anniversaire de la première constitution du Conseil régional de la Vallée d'Aoste et le 28ème anniversaire de notre Statut.

C'est un jour de fête d'autant plus significatif qu'il voit la réunion de tous les anciens conseillers régionaux auxquels sera consignée une médaille de souvenir.

À mon avis, à côté des réjouissances il est nécessaire, cependant, de faire place à une réflexion pondérée sur ce que l'Autonomie a signifié et réalisé, et sur ce qu'elle aurait dû et aurait pu réaliser.

Certains se plaignent que, après 30 ans, notre Autonomie s'est révélée faible et illusoire, pour ne pas en dire plus, qu'elle s'est démontrée incapable de faire face aux véritables exigences du peuple valdôtain à ses attentes, à ses volontés; qu'elle n'a pas su sauvegarder et défendre les caractères ethniques de notre peuple, compromettant ainsi son émancipation sociale.

Ils invoquent pour cela des causes objectives: notre Statut, en premier lieu, qui ne répond nullement aux inspirations de notre peuple, octroyé pour parer le pire, rempli de formules ambiguës et en grande partie non réalisées.

Certes notre Vallée s'attendait à avoir quelque chose de mieux. Ce pays de langue et ancienne tradition de liberté, où le Conseil des Commis, réglait jadis non seulement la vie sociale, économique et culturelle mais aussi sa politique extérieure, dans une région véritablement autonome, un petit état.

Peut-être cette insuffisance originelle des instruments constitutionnels est-elle explicable par les contingences historiques contre lesquelles le peuple valdôtain n'a pas pu réagir. Mais une partie de l'échec réside en nous mêmes, elle est imputable aussi à la classe politique régionale qui s'est succédée au cours des 30 années, et qui n'a pas toujours su ou pu affronter de façon suffisamment clairvoyante la question valdôtaine.

En effet nous nous sommes penchés trop unilatéralement, pour ne pas dire uniquement, sur les choses concrètes à faire, sur les aspects matériels pour lesquels notre autonomie nous donnait une plus grande liberté d'action.

Nous avons sillonné de routes les coteaux de notre Vallée, nous avons bâti des écoles dans tous les hameaux, nous avons cherché à aider les agriculteurs et les petits hôteliers, pour ne citer que quelques exemples qui ont contribué à élever le standard de vie de notre population.

Il est indéniable que cette action a porté certains bénéfices, qu'elle nous a conduit à une certaine prospérité. Mais nous devons agir afin que ce progrès et cette prospérité ne soient pas illusoires. Ces bénéfices nous les avons eus, mais nous risquons, par contre, de perdre notre culture; notre identité et notre conscience de nation.

Nous les avons eus, par exemple, en les payant aussi par un enlaidissement progressif de notre paysage.

Il nous faut donc rebrousser chemin, ce qui ne signifie pas arrêter le progrès, bien au contraire, mais orienter ce progrès sur certains buts à rejoindre.

Le Prof. Héraud, le grand ethniste, affirme à ce sujet: "Notre époque est caractérisée par le primat des valeurs économiques et l'on doit saluer les préoccupations de cet ordre, comme un premier et très important moyen de désaliénation sociale. Mais il faudrait se garder d'en oublier pour autant l'ordre ethnique. Ensuite - ajoute-t-il - l'aliénation économique est elle-même, pour partie, le résultat de l'aliénation ethnique".

Comment sortir de ce cercle vicieux, où l'aliénation économique et l'aliénation ethnique, semblent être l'une la conséquence de l'autre et viceversa?

À notre avis, c'est en donnant conscience au peuple valdôtain d'être à même de gérer sa destinée économique, de disposer en première personne des possibilités que sa terre lui offre, étant donné la réalité économique du moment, que nous pourrons espérer dans un refleurissement de l'ethnie valdôtaine.

C'est dans cette prospective que doit s'insérer l'œuvre du Conseil régional qui doit devenir le promoteur d'une politique d'organisation à longue échéance, soit du renouveau de l'agriculture valdôtaine sur des bases économiques rentables, soit d'une différente exploitation des possibilités touristiques de notre Vallée.

Une population qui serait à même de trouver ses propres solutions à ses problèmes, serait alors à même de vouloir sa propre identité et de la sauvegarder.

C'est dans ces buts que nous devons nous orienter pour l'avenir.

Et là encore nous sommes confortés par l'action de tous les peuples minoritaires d'aujourd'hui. L'exemple nous vient des Bretons, des Basques, des Tyroliens, des Ladins, des Corses et de tant d'autres peuples qui ne reconnaissent plus les frontières innaturelles imposées et qui réclament leur droit à l'autoaffirmation et à la liberté.

Le monde s'aperçoit toujours plus que l'époque des états-nations est révolue, que ces états-nations sont une abstraction, que le moment est venu de libérer les "petites patries" qui sont les seules et vraies nations.

Albert Deffeyes disait en 1946: "Placés comme nous sommes au centre de l'Europe nous avons toujours aimé tous nos voisins, mais nous avons malheureusement dû constater qu'il est presque défendu de cultiver cet amour et de regarder l'Europe. Tandis que nous pensons de nous ouvrir aux pays qui nous entourent, d'autres préfèrent que notre pays soit un cul de sac. Pas de possibilité d'en sortir que par le défilé de Bard".

Or, c'est précisément cela que nous refusons: un être un cul de sac, à un seul débouché.

La Fédération des Mouvements régionalistes réaffirme, aujourd'hui, la nécessité que les valdôtains retrouvent non seulement leur ancienne identité ethnique et historique, mais aussi un modèle de société nouveau basé sur la coopération des peuples pour le progrès social, culturel et économique pour une Europe fédérale.

DOLCHI - per il Gruppo consiliare P.C.I.

Signor Presidente, Colleghi del Consiglio regionale,

Ricordare il 30° anniversario della prima seduta del Consiglio regionale, come aveva chiesto, con una mozione il Gruppo comunista, in nome del quale mi onoro di parlare, aveva il significato di ricordare 30 anni di lotte democratiche da parte dell'Assemblea, chiamata nella conquistata democrazia, nella strappata autonomia speciale, nel Paese diventato repubblica a rappresentare "petit parlement valdôtain" la nuova realtà regionale.

Celebrando quindi oggi il 30° Anniversario dell'Autonomia, riconfermiamo l'importanza di queste lotte; quindi, non una celebrazione fine a sé stessa, più o meno formale, ma occasione per fare un rendiconto, per rinnovare e assumere impegni, per indicare ai giovani, a quei giovani che con l'autonomia nascevano e che ora sono parte attiva e viva del progredire civile, la validità degli ideali di allora, la validità di nuove conquiste.

Occasione, dicevo, per non dimenticare la lotta antifascista della gente valdostana nella clandestinità, la lotta di liberazione armata, i sacrifici dei combattenti lontani dalla Valle, in guerra dal 1940, i sacrifici della popolazione dei partigiani dopo l'8 settembre 1943 fino alla liberazione.

Occasione per ribadire che dalla Resistenza, dalle manifestazioni popolari, dalla unità di intenti di quella prima assemblea valdostana, dall'azione della Costituente si arrivò allo Statuto speciale della Valle d'Aosta.

Resistenza, Statuto speciale, Costituzione, e Repubblica, la Repubblica delle regioni sono un quadrinomio inscindibile alla base della vita dell'assemblea, eletta dal popolo. Occasione quindi per ricordare anche, come è già stato fatto, le difficoltà e i successi, le ombre e le luci della vita del Consiglio regionale e della Valle tutta, ricordare le alterne vicende della politica, che portarono alla guida della Regione, alla Giunta le varie forze dell'arco costituzionale.

Non vogliamo fare qui la storia, né ve ne sarebbe il tempo dell'apporto del Gruppo consiliare comunista, di tutti i comunisti della Valle d'Aosta, al processo di crescita, perché crescita c'è stata, e all'evoluzione di questi trent'anni.

Certo è che non è stato un apporto trascurabile, dall'antifascismo alla resistenza, fino ad oggi, 29 febbraio 1976, e senza falsa modestia, anzi con una punta d'orgoglio e di fierezza (cosa che, del resto, lo sappiamo e lo riconosciamo, possono fare anche tanti altri) diciamo, di essere stati in prima linea, di esserci sempre assunti le nostre responsabilità, di aver conosciuto vittorie e sconfitte, ma di aver soprattutto, con coerenza, continuità e disinteresse (a volte persino incompresi furono certi sacrifici fatti, come forza politica, alla necessità di una unità operante in Valle d'Aosta) abbiamo sempre servito la Valle d'Aosta, le sue classi lavoratrici, e lottato per il suo progresso, nell'autonomia.

Non vi cito signor Presidente, colleghi Consiglieri, Gramsci e la questione valdostana, già sollevata nell'Ordine nuovo del 1919, ma non posso non ricordare che da Cogne nel 1963 - con una lucidità quasi preveggente - Palmiro Togliatti, allora Segretario generale del nostro partito, ci diceva: "L'autonomia valdostana sarebbe monca, non raggiungerebbe i suoi scopi, se non avesse un preciso contenuto economico. La Regione deve avere un suo piano di sviluppo che contempli le attività produttive, che stabilisca una prospettiva di iniziative, di interventi". Questo, fra molte altre cose, diceva, 13 anni or sono, Palmiro Togliatti.

E, fra le ombre di questi trent'anni, per noi, vi è grave la mancanza di questa visione, di sviluppo organico, programmato, ispirato ad un piano.

Sarebbe inopportuno nasconderlo nel momento in cui, celebrando la tappa trentennale, ci accingiamo e ci impegniamo ad andare avanti, a lavorare per il futuro.

Un futuro denso di incognite, in cui vigile e unitaria deve ancora contare l'unità antifascista e democratica.

Per questo dobbiamo operare nel contesto dell'economia, della vita politica e sociale del paese, dobbiamo essere presenti nelle lotte per costruire un contesto sociale che rifiuti il privilegio e la sopraffazione; dobbiamo guardare all'avvenire, malgrado tutto, con fiducia nelle istituzioni democratiche e assembleari; essere partecipi dell'ansia di rinnovamento dell'organizzazione dello Stato; respingere gli scandali, il malcostume e il qualunquismo; chiamare sempre più alla vita democratica e al confronto con i lavoratori, le loro organizzazioni, le forze vive della Valle, i giovani; sollecitare la partecipazione, e - con il decentramento - la corresponsabilità dei Comuni, degli Enti locali, dei cittadini.

Bisogna, con il lavoro concreto, attuando un effettivo decentramento, affrontare le riforme, bilanci nuovi e poliennali, definire, finalmente, il piano di sviluppo regionale. in conclusione, fare quel salto di qualità che la collettività valdostana si aspetta. Soprattutto in questo momento di grave crisi economica, sociale, politica, culturale e morale, il Consiglio regionale della Valle d'Aosta può e deve essere un punto di riferimento positivo e sicuro per i valdostani, per i cittadini della Valle d'Aosta.

Non è compito facile, ma nel rendere atto e omaggio a quanti in questi anni si sono succeduti e ci hanno preceduti, in questi banchi, dobbiamo assumere impegno, direi fermo impegno, di essere degni e capaci di assolvere a questo mandato, tanto più gravoso e delicato perché ci viene conferito liberamente dal popolo.

Il Gruppo consiliare comunista, il partito comunista che affonda le sue radici, nella più schietta e genuina espressione popolare, nelle classi lavoratrici, fra le masse giovanili, se ne fa carico oggi, come sempre, nel celebrare il trentennale dell'autonomia con coerenza e responsabilità; coerenza e responsabilità che gli vengono dalla sua forza di partito, di lotta, di classe, di massa, internazionalista, nazionale e per tutto questo anche Partito profondamente regionalista.

BORDON - per il Gruppo consiliare D.C.

Gentilissime Signore, Signori, Signor Presidente, amici amministratori regionali,

È con profonda emozione che prendo la parola, in questa riunione di Consiglio indetta per celebrare il trentennale della nostra autonomia.

Senza dubbio, in aggiunta ai molti altri motivi importanti, contribuisce a creare questa atmosfera, particolarmente affettuosa, il poter incontrare oggi tanti colleghi consiglieri regionali, di tutte le tendenze politiche, coi quali, in modo particolare per me, abbiamo condiviso le responsabilità amministrative e le scelte della Regione per tanti anni.

A tutti gli ex Consiglieri regionale indistintamente, che abbiamo il piacere di avere qui presenti, a quelli che per motivi vari, non hanno potuto essere con noi, ai colleghi di partito, agli alleati di maggioranza e maggiormente agli avversari, a nome dei Consiglieri democristiani, porgo il più sincero ed affettuoso saluto.

Purtroppo, come sempre accade in questo mondo, la gioia non è mai completa. Come stamane in Chiesa, ora qui, ci passano nella memoria, ci passano nel cuore, i volti degli amici Consiglieri che la morte ci ha tolto. E sono ormai già tanti. Non faccio i nomi, perché indubbiamente, malgrado la buona volontà, ne dimenticherei qualcuno.

Dirò soltanto che sono già troppi.

Pur riconoscendo con immenso dolore, che erano i migliori tra noi, che tanto e meglio di noi avrebbero potuto fare, dobbiamo stringere i denti, ricacciare il nodo che ci attanaglia la gola e continuare la strada perché questa è la legge che ci regola.

Dopo esserci impegnati a migliorare il nostro comportamento alla luce del loro esempio e dei loro insegnamenti trasmessici, facciamo solenne promessa che li ricorderemo sempre.

Ed ai loro parenti qui presenti rinnoviamo i nostri più profondi sentimenti di ossequio, devozione e solidarietà.

Anno 1946 - anno 1976: trent'anni di autonomia. Ad altri io penso di lasciare altre osservazioni, altre discussioni di quello che poteva essere ed è stata l'autonomia della Valle d'Aosta.

In particolare lascio questo compito al Presidente della Giunta, quale rappresentante della Regione e anche rappresentante del Governo.

Già prevedevo che mi sarei lasciato prendere dai ricordi. Infatti per chi, come me, e meglio di me, ha seguito le vicende della nostra meravigliosa Valle, piccola di territorio, ma grande per storia, e per cultura, non è possibile fermarci al 1946, perché commetteremmo un'ingiustizia.

Questa ingiustizia noi commetteremmo se, sia pure telegraficamente, non ricordassimo i Militanti della "Jeune Vallée d'Aoste", della "Ligue", già citati prima, gli uomini di clero e non di clero, che per lunghi anni, clandestinamente, con gravi pericoli personali, hanno tenuto in piedi i diritti all'autonomia che ci provenivano dalla Carta delle libertà valdostane, e dalla saggezza secolare dei nostri padri.

Commetteremmo un'ingiustizia se non ricordassimo coloro che come Partigiani o Resistenti, durante la guerra hanno dato tutto, facilitando il compito di quelli, valdostani, e non valdostani, che alla Costituente si batterono per noi, contro le forze più eccentrici, ottenendo lo strumento costituzionale che oggi ci regge.

È facile per me, che ho l'onore di militare nelle sue file, il parlare delle autonomie locali, perché la D.C. ne è sempre stata promotrice anche quando altri partiti - rinsaviti poi - erano contrari.

Che cosa ha fatto la D.C. per la Valle d'Aosta?

Non voglio fare una passerella.

Indubbiamente, attraverso questi 30 anni, la D.C. ha fatto tutto quello che poteva fare, per portare avanti questa autonomia, ed ottenerne i frutti migliori.

Naturalmente si potrebbe dire che le difficoltà sono state tante, sono ancora tante, ma questo non ci fa demordere dalla nostra linea di condotta.

Noi abbiamo creduto nell'autonomia valdôtaine, anche quando essa era chiamata "l'endroumia valdôtaine".

Le lotte accanite non sono mancate per la sua attuazione, continuano ancora, ma, ciò malgrado, riteniamo sempre più di aver fatto bene allora a non seguire certe correnti che riteniamo non avrebbero fatto il nostro bene.

Trent'anni di autonomia hanno cambiato la faccia della Valle e su ciò, penso nessuno abbia da dire e da contestare.

Si poteva fare di più? Senza dubbio, ma qui l'esame di coscienza, ce lo dobbiamo fare noi, amministratori e noi cittadini.

Carenze varie, lotte interne, troppa politica demagogica, non sufficiente amministrazione, ecc. ecc.

È anche vero, lo riconosciamo, però questo è dovuto in parte anche a quella meravigliosa libertà di cui godiamo che ci permette di tutto contestare, di tutto criticare, ergendoci a giudici saputi ed infallibili di tutto e di tutti.

Dovremmo rinunciare a tutto questo, per avere meno carenze e lacune? Non ne sono d'accordo, e non lo consiglio a nessuno.

Forse una cosa tormenta noi amministratori valdostani: sentire di aver dato troppa importanza ai beni materiali, ai così detti lavori regionali, ai contributi, ai sussidi, ecc. e non sufficientemente curato e valorizzato il nostro patrimonio storico, culturale valdostano, le nostre tradizioni, gli usi, i costumi, la nostra lingua francese, il nostro patois, la nostra ethnie che, non spiaccia a nessuno, ha dato ai valdostani un qualche cosa di diverso, dalle popolazioni, con le quali noi confiniamo.

L'affermare ciò non vuol dire fare del razzismo.

Anche i non nativi devono capire certe nostre amarezze, certe nostre tristezze dolorose, nel constatare come ogni giorno vieppiù quella che era la vecchia Valle d'Aosta, se ne scompaia, vada morendo, e ciò a scapito di tutti.

Ecco quindi l'augurio finale: che chi amministra ed amministrerà, voglia ricordarsi del progresso sociale e materiale dei valdostani, ma non trascuri mai, i diritti di questa nostra minoranza etnica valdostana.

I nostri padri ed il buon Dio, ciò non approverebbero mai e non ci darebbero quell'aiuto che invochiamo nell'interesse di tutti gli abitanti della nostra adorata Valle.

MILANESIO - per il Gruppo consiliare P.S.I.

Signor Presidente, colleghi Consiglieri, On. Deputato, Signore e Signori,

Trent'anni rappresentano per la vita di un uomo un periodo estremamente importante, ma anche per una comunità, in una struttura sociale che evolve, con rapidità crescente, trent'anni sono sempre un momento di indubbio significato.

Anche per questo, la giornata odierna non deve essere commemorativa, non deve limitarsi ad un pensiero sul passato prossimo della nostra Regione, perché se così se fosse, perderebbe ogni significato.

Autonomia infatti deve essere soprattutto creatività, sviluppo. Decentramento, significa essenzialmente permettere alle energie vive di ogni popolo di esprimersi, di uscire dal mondo delle idee, e di diventare realtà. Regionalismo è un modo nuovo di concepire i rapporti sociali e le questioni amministrative.

Certo sappiamo tutti che il sogno degli uomini della resistenza, non è diventato realtà completa. Sappiamo tutti che c'è ancora molto da fare, che lo Statuto non è ancora pienamente realizzato. Ma proprio in questo, deve essere riposto il significato vero della manifestazione odierna: uno stimolo per andare avanti, con nuova energia, con una nuova carica ideale, con uno spirito creativo moderno, verso l'obiettivo della realizzazione completa della personalità etnica, sociale e culturale della nostra gente e della nostra comunità.

Perché la società è in continuo divenire e le leggi, le norme, gli statuti invecchiano e hanno bisogno di nuova linfa.

L'attuazione delle regioni a statuto ordinario, nate da poco più di cinque anni, e quindi con compiti e statuti strettamente legati alla realtà strutturale della società di oggi ha reso evidente che il nostro statuto, nato nel 1948, in un momento storico ben diverso, in condizioni amministrative, sociali, economiche ben diverse, ha bisogno di nuova linfa vitale, forse, di una nuova fase costituente.

La Regione, intesa come Stato, come elemento fondamentale della struttura politica nazionale odierna, deve avere più poteri, deve poter giocare un suo ruolo più incisivo nella realtà nazionale ed europea.

In questo tipo di analisi, parlare di trent'anni perduti, o guadagnati, mi sembra fuori luogo.

Questo periodo è servito a ricostruire la Valle, a darle un volto nuovo, a rinsaldare lo spirito autonomistico, a permettere il lento, ma costante ritorno della lingua francese, a creare le basi di una nuova economia non più e non solo legata all'industria idroelettrica o alla Cogne.

Sono stati commessi degli errori, ci sono stati ritardi, alcuni problemi importanti non sono stati capiti con sufficiente chiarezza.

Tutto ciò è umano.

Quello che dobbiamo fare oggi è però guardare al futuro, ai compiti che ci aspettano, alla nuova Valle d'Aosta che dobbiamo costruire in un difficile momento economico e sociale, così come lo era quello del 1948, ma con basi sicuramente più solide e con un'esperienza qualificante dietro le spalle.

Una Valle d'Aosta diversa che potremo plasmare insieme alle forze giovani, creative, emergenti, che oggi vogliono dire la loro parola, il loro pensiero e dare il loro entusiasmo in un compito che, per la sua complessità intrinseca, non può che essere esaltante.

Con questo spirito, Signori Consiglieri, noi socialisti ricordiamo questa ricorrenza guardando al domani della nostra Regione e del nostro paese che vogliamo sempre migliore, socialmente ed economicamente.

PARISI - per il Gruppo consiliare M.S.I.

Signor Presidente, On. Deputato, colleghi Consiglieri,

È con sommo piacere che ho aderito alla celebrazione del trentesimo anniversario della Istituzione autonoma della Valle d'Aosta.

Mi sia consentito anzitutto inchinarmi di fronte al gonfalone che rappresenta la Regione Autonoma della Valle d'Aosta e con questo ricordare tutti coloro che non sono più fra noi, anche se, per vicissitudini, erano al di qua o al di là della barricata, ma tutti con un preciso scopo di cercare di portare la pietra all'ovile.

Ebbene, Signori, la Regione Autonoma della Valle d'Aosta, mi sia consentito dirlo, di fronte alle altre Regioni, vanta il merito di essere all'avanguardia perché ha avuto, evidentemente, amministratori che si sono dedicati, anche se vi possono essere intelligenze insufficienti, si sono dedicati, con passione, a far sì che questa Valle potesse progredire in avanti sia socialmente, sia politicamente, sia economicamente. Non bisogna adagiarsi su delle sfumature che possono ostacolare il facile e rapido cammino che la Valle d'Aosta deve comunque avere, perché vi sono scogli che debbono essere sormontati e questi scogli si sormontano soltanto valorizzando quei valori morali, pensando a tutto ciò che è stato e che vi sarà, per far sì che ogni nostra concezione non abbia ad essere sempre proposito di odio, ma di pace e di fratellanza. Ebbene in questa circostanza in cui la Regione Autonoma della Valle d'Aosta è, per quanto mi concerne, all'avanguardia delle altre regioni, il merito è anche di coloro che, pur non essendo più fra noi, ci hanno preceduto in questo difficile compito. Ma mi è doveroso richiamare l'attenzione di tutti voi, perché è necessario impegnarsi molto più a fondo nelle vicende valdostane. Bisogna lasciare fuori dalla porta la vecchia politica, quando si entra qui dentro per amministrare. Solo così facendo si potrà raggiungere lo scopo vero, senza perdere del tempo prezioso.

Bene, con questi convincimenti io porgo a tutti voi il mio saluto affettuoso, con l'augurio che il popolo valdostano, da un vostro lavoro corretto e scevro da tentazioni di scandali, possa sempre avere un maggior benessere, per sé e per i suoi figli.

PEDRINI - per il Gruppo consiliare P.L.I.

Signor Presidente, On. Deputato, Signore e Signori,

Io chiudo la parata dei discorsi, e forse qualcuno del pubblico ne sarà anche contento, perché evidentemente ho fatto bene, come mio solito, e non vuol essere questa una presunzione, sia ben chiaro, a non preparare niente; perché se avessi preparato qualcosa di scritto (ognuno naturalmente è responsabile delle proprie azioni, del proprio pensiero e dello scrivere), avrei probabilmente o ripetuto o ridetto cose che qua non diciamo soltanto oggi, ma ripetiamo ormai da anni.

Da questi banchi, in occasione del 25° anniversario della nostra Regione Autonoma, ho sentito più o meno le stesse parole, gli stessi concetti e non voglio creare delle polemiche, perché polemiche se ne potrebbero fare a iosa, ma pare che in manifestazioni ufficiali, non sia un fair play.

Allora rimaniamo alla coerenza e alla responsabilità che qualcuno ha detto - me lo sono segnato - per non creare volutamente queste polemiche, per non fare o citare filosofi, per non creare, sulla strada del passato, del futuro, filosofie più o meno aperte al paese, valdostano, o non, ma rimanendo con i piedi ben per terra, guardandoci bene in faccia, sapendo che cosa avviene in questa sala consiliare, coscienti veramente di fare il nostro dovere, di fare la nostra parte, di fare quello che il popolo chiede da noi nel suo ed esclusivo interesse, perché questa è la nostra funzione.

E allora per prima cosa io vorrei dire, in questo momento grave per l'economia non solo italiana, ma europea, avrei voluto sentire in quest'aula qualcuno che ci parlasse di economia e avrei voluto sentire anche un discorso filosofico, se era il caso, perché questo è presupposto di tutta la nostra partenza, di oggi, 29 febbraio, per il futuro, di oggi, 30 anni di autonomia per il futuro; l'avrei voluto sentire, l'avrei accettato.

Avrei detto grazie e mi sarei inchinato a chi avesse fatto questo discorso, perché evidentemente è il primo discorso che si pone alle basi della nostra Amministrazione regionale per poter guardare al futuro con una certa tranquillità, per guardare al futuro con una certa programmazione, come a qualcuno piace dire e riempirsi la bocca, per guardare veramente agli interessi di quella che è la nostra popolazione.

Ma qua di economie non si parla, anzi, direi che qua si cerca di correre a chi spende di più per fare vedere che si vuole fare di più.

Non si parla o si è parlato troppo poco, di quelli che sono invece i nostri presupposti regionali. Non dobbiamo guardare in casa nostra, ringraziando i passati Consiglieri e tutti quelli che non vi sono più, di quello che hanno fatto e dell'apporto concreto che hanno dato alla creazione, alla continuazione di questa nostra autonomia. Noi dobbiamo guardare i principi basilari, che devono essere il filo conduttore per il futuro, che evidentemente sono il turismo, l'agricoltura e l'artigianato.

Anche coloro che operano in questi settori sono lavoratori, signori! Sono lavoratori anche questi che secondo me, hanno tutti i diritti degli altri lavoratori, che noi rispettiamo e appoggiamo in tutte le rivendicazioni sindacali, oneste e giuste. Essi sono i tre punti cardini della nostra Regione; sono i tre punti fondamentali dello sviluppo della nostra Regione se noi, evidentemente, vogliamo continuare su una strada che ci è stata insegnata, ma che molte volte abbiamo perso.

Decentramento, ho sentito dire: direi che noi liberali - che un tempo eravamo indicati come i lebbrosi della Valle d'Aosta, nonostante che il nostro allora segretario generale del Partito, Villabruna, fosse venuto in Aosta a dire chiaramente quale era il pensiero del partito liberale sulla nostra autonomia - noi, ci siamo trovati in situazioni veramente disdicevoli, perché questa accusa ci è stata rivolta per molti anni, poi è cambiato, guarda il caso, perché? Perché noi ci opponemmo alla creazione di altre regioni, perché evidentemente, opponendoci a quello di cui oggi abbiamo i risultati, non voglio entrare in merito, ci siamo opposti a ciò che squalificava la nostra autonomia, che era un tentativo per scardinare quelli che erano i presupposti dell'autonomia regionale valdostana.

Quindi non decentramento, ma coscienza cosciente di quelli che sono i presupposti dell'autonomia regionale, che ci è stata data dalla Costituzione - firmata anche da due liberali: Villabruna e Sanna Randaccio - e che noi qua rivendichiamo parte nostra, con i nostri uomini. Non faccio nomi, ma potrei citare da Chabod a Passerin d'Entrèves, a Thomasset ad altri, che come liberali condussero questa lotta tanto quanto gli altri, a cui niente vogliamo cedere, sotto alcun profilo.

E ho finito, facendo un appello, un appello ai giovani.

Io vedo che in Valle d'Aosta, troppo poco i giovani seguono quelli che sono i concetti politici e amministrativi della nostra Regione.

Penso che oggi, in questo anniversario, sia proprio da richiamarsi ai giovani, invitandoli a partecipare maggiormente a quella che è la vita pubblica, perché siamo in fase discendente. È un dovere che noi indichiamo loro, perché solo così facendo, solo avendo una nuova generazione preparata, solo avendo dei giovani coscienti di quello che è il nostro passato, la nostra ethnie, il nostro patois, il nostro francese, solo avendo questi giovani noi possiamo guardare con tranquillità, con sicurezza, con fiducia, al futuro, nell'interesse non nostro, ma di quelli che verranno dopo di noi.

Il Vice Presidente CHABOD, constatato che nessun altro Consigliere intende prendere la parola, dichiara chiusa la seduta.

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Si dà atto che la seduta ha termine alle ore undici e quindici.

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Letto, approvato e sottoscritto.

Il Vice Presidente

(Guido Chabod)

Il Consigliere Segretario del Consiglio

(Angelo Mappelli)

Il Segretario rogante

(Costantino Pramotton)